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L'Union : Le fabricant de pâtes Pastier à Epernay a besoin de vous

 

Ouvert le 2 mars dernier, l’épidémie est en train de tuer le commerce dans l’oeuf. Ses pâtes coûtent 3 euros les 250 grammes. Et 11 à 13 euros le kilo de pâtes fraîches.

 

« Quand nous avons ouvert, ça avait super bien marché. »

C’était le 2 mars 2020. C’était avant que les Français ne commencent à prendre conscience que l’épidémie de Covid-19 n’était pas à prendre à la légère. Depuis, la nouvelle boutique de pâtes artisanales, le Pastier, située place Bernard-Stasi est dans une situation catastrophique. Les clients ont déserté.

 

« Je viens de licencier mon unique salarié soupire Franck Depermentier, enfin j’ai mis fin à sa période d’essai. J’espère le reprendre plus tard. »

 

Le producteur de pâtes voit ses ambitions couler avec le coronavirus. Plus qu’une fabrique de pâtes, il voulait développer l’aspect touristique.

« Je voulais faire des pâtes en forme de bouteilles de champagne ou de raisin et pouvoir faire visiter l’atelier. »

Peine perdue. Quasiment aucun client ne passe sa porte alors qu’il est l’un des derniers à rester ouvert.

« Je préfère faire une journée à 40 euros que zéro », soupire-t-il.

Il travaille toujours du lundi au samedi de 9 h 30 à 18 heures.

 

Il tente tout pour se maintenir à flots.

« On s’est mis à la livraison chez les particuliers pour qu’ils n’aient pas à se déplacer. »

Le midi, il propose aussi des pâtes en sauce pour les petites faims. Comble de l’ironie, alors que les supermarchés ont été dévalisés, il se retrouve « avec de quoi encore fabriquer 100 kilos de pâte ». Il suffirait tout simplement de penser à lui plutôt que d’acheter de l’industriel.

 

Si la crise se poursuit, Le Pastier risque d’avoir une durée de vie bien courte.

« En plus, j’ai déjà plein d’entreprises qui sont intéressées pour faire des collaborations ! »

Seuls les clients pourront le sauver de son funeste destin.

 

Pour commander : 03 26 56 74 32.

 

Source Journal L’Union : MAXIME MASCOLI